ALMANAK
2026 ⎜ SHORT ⎜ 20MIN ⎜ COULEUR ⎜ 1.85




DIRECTOR ⎜ ysé sorel
WITH⎜Saro Dessardo, Emma Huang
ODUCED BY⎜Le Fresnoy, IRCAM · Centre Pompidou
WITH THE SUPPORT OF⎜Pierre Palmieri ; INSAS
FR ⎜Angela déteste le jour de son anniversaire. Pour se consoler, elle initie sur son téléphone une consultation astrologique via l’application ALMANAK. Elle reçoit une offre spéciale, l’entraînant dans un space opera ésotérique, un voyage en elle-même où datamining et pensée magique se répondent.
EN ⎜Angela hates her birthday. To console herself, she starts an astrological consultation on her phone through the ALMANAK app. She receives a special offer, drawing her into an esoteric space opera, a journey within herself where data mining and magical thinking intertwine.
Scénario, réalisation, montage : ysé sorel
Artiste 3D : Hugo Livet
Directrice de la photographie : Elsa Audevart
Musique originale : Emre Eröz
Montage : Camille Follmer
Montage son : Noëmy Oraison
Mixage : Margot Bultel
Prise de son : Dany Jalain
Dronistes : Antoine Bureau, Romain Hayem
–
Un spectre hante ALMANAK : ce regard descendant sur Terre incarne cette technologie de surveillance que l’on rejette dans les nuages, invisible le plus souvent – invisibilisation sournoise de la part de ceux qui la mettent en pratique, et que nous consentons à ne pas voir, souvent plus par confort que par ignorance. Ce regard céleste renvoie aussi à un système de croyance – de l’ordre du je-n’y-crois-pas-mais-quand-même – envers un autre invisible : le lien qui unirait nos destinées humaines aux lointaines étoiles. Car une partie d’entre nous, postmodernes (?), ne pouvons nous résoudre à habiter seulement le visible. Nous avons aussi besoin d’un au-delà, de nous sentir connecté·es à quelque chose qui nous dépasse, de goûter à l’infini. Par quels moyens, alors ? L’art bouleverse les règles du monde établi, ouvrant large l’horizon du champ des possibles : tout y est imaginable, et les songes y prennent forme et se partagent. Une œuvre nous apprend à mieux voir, à mieux entendre, à mieux sentir, et, en cela, peut nous inviter à prêter attention à l’invisible, à atteindre un autre degré de la réalité – une extra-réalité, peut-être. Mais on ne fraye pas dans ce monde-là innocemment : on risque souvent d’y rencontrer le diable. Car l’invisible fascine, et donc exerce un pouvoir... et il est parfois difficile de retourner sur Terre.
WITH⎜Saro Dessardo, Emma Huang
ODUCED BY⎜Le Fresnoy, IRCAM · Centre Pompidou
WITH THE SUPPORT OF⎜Pierre Palmieri ; INSAS
FR ⎜Angela déteste le jour de son anniversaire. Pour se consoler, elle initie sur son téléphone une consultation astrologique via l’application ALMANAK. Elle reçoit une offre spéciale, l’entraînant dans un space opera ésotérique, un voyage en elle-même où datamining et pensée magique se répondent.
EN ⎜Angela hates her birthday. To console herself, she starts an astrological consultation on her phone through the ALMANAK app. She receives a special offer, drawing her into an esoteric space opera, a journey within herself where data mining and magical thinking intertwine.
Scénario, réalisation, montage : ysé sorel
Artiste 3D : Hugo Livet
Directrice de la photographie : Elsa Audevart
Musique originale : Emre Eröz
Montage : Camille Follmer
Montage son : Noëmy Oraison
Mixage : Margot Bultel
Prise de son : Dany Jalain
Dronistes : Antoine Bureau, Romain Hayem
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Un spectre hante ALMANAK : ce regard descendant sur Terre incarne cette technologie de surveillance que l’on rejette dans les nuages, invisible le plus souvent – invisibilisation sournoise de la part de ceux qui la mettent en pratique, et que nous consentons à ne pas voir, souvent plus par confort que par ignorance. Ce regard céleste renvoie aussi à un système de croyance – de l’ordre du je-n’y-crois-pas-mais-quand-même – envers un autre invisible : le lien qui unirait nos destinées humaines aux lointaines étoiles. Car une partie d’entre nous, postmodernes (?), ne pouvons nous résoudre à habiter seulement le visible. Nous avons aussi besoin d’un au-delà, de nous sentir connecté·es à quelque chose qui nous dépasse, de goûter à l’infini. Par quels moyens, alors ? L’art bouleverse les règles du monde établi, ouvrant large l’horizon du champ des possibles : tout y est imaginable, et les songes y prennent forme et se partagent. Une œuvre nous apprend à mieux voir, à mieux entendre, à mieux sentir, et, en cela, peut nous inviter à prêter attention à l’invisible, à atteindre un autre degré de la réalité – une extra-réalité, peut-être. Mais on ne fraye pas dans ce monde-là innocemment : on risque souvent d’y rencontrer le diable. Car l’invisible fascine, et donc exerce un pouvoir... et il est parfois difficile de retourner sur Terre.